Titre original : ABRAKA
Réalisation : Vissarion Borghdahl adapté d'un roman de Lukas Walhunvre
Genre : Horreur
Produit par : RougeTV à Studios Maskva, filmé en studios et à Autchka
Acteurs principaux : Stepan Glavniy (Inspecteur Walross Von Zaubern), Erika Walden (La fille), Ingmar Ragnusson (Dmitra Von Zaubern), Dieulobé Labalepala (L'acolyte), Hilarion Kernel (Le vieux policier Norska).
Pays d'origine : Valdisky, URRV
Durée : 160 minutes
Sortie : 2021
Walross “Wal” Von Zaubern, inspecteur de la police fédérale valdiske, enquête sur une série de meurtres particulièrement étranges que la police locale d’Autchka (ouest du Valdisky) n’arrive pas à résoudre. A deux reprises, des jeunes filles ont été retrouvées au milieu de la nuit, en pleurs, et marmonnant dans un langage incompréhensible, agenouillées à quelques mètres d’un cadavre atrocement mutilé. Wal prend connaissance du dossier alors qu’une troisième jeune fille vient d’être retrouvée ainsi. A chaque fois, la scène s’est déroulée à une heure tardive dans la campagne isolée, au bord d’un lac ou d’une route de campagne, alors que le vent de l’Est soufflait et que la pluie tombait dru.
Le responsable de la préfecture essaie de cacher ces affaires pour ne pas provoquer de panique au sein de la population, et l'enquête est donc confiée à la police fédérale dans l’espoir qu’ils puissent aider l’administration d’Autchka. Von Zaubern s’installe temporairement avec sa fille chez sa soeur jumelle qui vit dans un appartement communautaire dans la région.
Un soir, l’inspecteur questionne un des plus vieux policiers locaux qui travaillait sur l’affaire. Ce dernier attend que ses collègues soient partis, puis lui révèle qu’une affaire semblable a eu lieu 50 ans auparavant. Lui qui est un norska, descendant des tribus nomades qui peuplaient les rives du Centurya, croit aux légendes qui racontent que ces meurtres n’en sont pas. Il affirme qu’ils sont des sacrifices rituels liés à la religion chamanique norska pour contempter les “sorcières” du lac. Wal ignore les fadaises de l’agent, mais s’intéresse aux archives qu’il a mentionné. Il est alors appelé peu avant minuit sur la scène d’un nouveau crime par son collègue, paniqué.
Son collègue l’attend dans la maison du patron de la police locale, qui vient d’être fracturée à la hache. La maison paraît déserte, les fenêtres étant noires, mis à part la police locale empêchant les badauds et la presse d’entrer. Wal pénêtre dans la maison avec son collègue paniqué, et le suit à l’étage où des traces de sang les mènent jusqu’à un couloir. Les lumières sont allumées, contrairement à ce qu’il a aperçu dehors. Mieux, la maison est habitée puisqu’il entend des tintements dans la salle à manger. Il aperçoit au détour du couloir deux personnes agées au teint laiteux dans la cuisine. Elles semblent en transe, attablées devant des verres d’eau. Celle qui lui fait face marmonne sans interruption une sorte de litanie incompréhensible tout en buvant son verre. Devant elle, un chat de gouttière semble léviter, à 30 cm de la surface de la table. Les deux policiers sont horrifiés, tentent de s’approcher pour communiquer avec les vieillards, mais Wal s’interromp soudain. En changeant d’angle de vue, la tête du vieillard de dos lui apparait soudainement comme décapitée, décalée de son corps, comme un hologramme macabre. Le chat qui agitait sa queue nonchalamment une seconde plus tôt lui apparaît maintenant comme avoir été écrasé par un véhicule, bel et bien mort. La vieillarde qui buvait son verre d’eau ne marmonne plus. Les yeux vitreux, figée dans sa posture, en train de boire, elle semble s’être noyée dans le verre d’eau il y a bien lontemps. L’inspecteur recule d’effroi, et se rend compte qu’en revenant à son angle de vue précédent, les trois protagonistes lui apparaissent à nouveau vivants.
Les policiers s’éloignent de la table, destabilisés, et observent la pièce comme pour chercher un indice qui expliquerait ce qu’il se passe. L’acolyte remarque soudain un cliquetis qui part d’un coin sombre du plafond à quelques mètres et se déplace vers le sol. Une créature à forme vaguement humaine, couverte de plumes noires, apparait fugacement et disparaît en rampant sur des mains aux ongles démesurés. Wal et son collègue tirent sans succès sur l’apparition, avant qu’elle ne s'évanouisse dans la nuit par une fenêtre a demi-ouverte. Losqu’ils se retournent, le chat et les deux vieux sont immobiles, écroulés sur la table. Morts.
Le policier ne dort pas de la nuit, et apprend au matin que le médeçin légiste estime le décès des deux anciens non pas à la veille mais à plusieurs jours de cela. Wal admet à ses collègues qu’il commence a se demander si les anciens contes norskas n’auraient pas une part de vrai. Il rentre chez lui pour trouver le sommeil, mais est réveillé en pleine nuit par le bruit du vent et de l’averse sur les carreaux. Il sort de sa chambre dans l’obscurité et tombe sur sa fille au milieu du salon, yeux grands ouverts, les bras écartés à angle droit, tenant tout entière sur ce qui paraît être la flamme d’une bougie. Sa soeur jumelle le fixe droit dans les yeux, en transe et marmonnant les mêmes borborygmes obscurs que la vieille. Une plume noire flotte depuis le plafond...
Dernière édition par Union Violëtiste le Ven 12 Mar 2021 - 11:09, édité 3 fois